Psy a domicile

Articles

Forum

Newsletter

Sondage

  • Quelle es la meilleur qualite d'apres vous?
    L'intelligence.
    Le charme.
    Etre joyeux de nature.
    Avoir un bon coeur.
    La franchise.

  • Tous les sondages

Statistiques

  • Total : 2027 visiteurs
  • Aujourd'hui : 24 visites
  • En ce moment : 1 visiteur
  • Mis à jour le 04-05-2008


Intelligence ?!

Qu'est-ce que l'intelligence ?
 

« Je nomme intelligence ce que mesurent mes tests », aurait, dit-on, répondu (ironiquement ?) Alfred Binet puis, dubitatif Jean Piaget. Il n’y a pas actuellement consensus autour de la définition même d’intelligence, même du côté des extrêmes : on discute par exemple de l'intelligence des animaux. Si quelques individus semblent supérieurement intelligents, géniaux, on est sûr que la société ne repère pas tous les individus de ce type, qui ne sont donc pas si évidents à distinguer. Si on veut décrire mathématiquement des degrés d'intelligence, il semble donc qu'on doive se contenter au mieux, d'un pré-ordre, et non d'une relation d'ordre total.

Même sans définition satisfaisante, il est admis que les tests de QI ne donnent une image (floue) que d'une partie de ce qu'on entend communément par « intelligence », partie qui serait plutôt une adaptation à certains codes de raisonnements logiques prédéfinis. Des aptitudes plus difficiles à appréhender que la résolution rapide d’un problème logique donné, parfois déterminantes - comme l'opiniâtreté - dans la vie réelle, ne sont pas prises en compte dans les tests, dont chaque question doit être résolue en trente secondes en moyenne (durée typique : 20 minutes pour 40 questions).

La validité : Le QI mesure-t-il l'intelligence ?

Un test est dit valide lorsqu’il mesure bien ce qu'il prétend mesurer. Dans le cas de l’intelligence générale, pour qu’un test soit valide, il sera nécessaire (sans être suffisant) de démontrer que celui-ci ne mesure qu’une seule et unique dimension.

Jusqu'à présent, les méthodes utilisées pour mesurer le nombre de dimensions ne convenaient pas au traitement des données psychométriques. En effet, nous savons que l'analyse en composantes principales, tant prisée encore aujourd'hui, convient à des associations de type linéaire alors que la relation entre un score à un test et le QI est de type ogive normale.

Bien qu’il existe aujourd’hui des méthodes d’analyse qui répondent aux besoins spécifiques de la psychométrie (McDonald, 1967; Bock et al., 1988; Stout, 1987), il semble que les chercheurs soient peu enclins à remettre leurs pratiques en question. En effet, pour démontrer si oui ou non un test mesure bien le nombre de dimensions attendu, ceux-ci ont recours aux méthodes les moins fiables – et donc les plus sujettes à interprétation – dans plus de 80% des publications (Fabrigar et al., 1999). Voilà, dans l’actuel, un portrait réaliste de la validité des tests psychométriques, et bien entendu, cela n’épargne pas la mesure du QI.

À supposer que l'intelligence soit définie de façon consensuelle, il reste à savoir comment un test peut entendre la mesurer. L'expression, à l'aide d'un résultat chiffré de «l'intelligence» d'une personne, ne permet pas d'en appréhender de manière détaillée les différents aspects. C'est simplement une sorte de composante commune, le facteur g (comme « général »).

Des individus particulièrement doués, voire géniaux, peuvent être très peu compétents dans d'autres domaines : vie courante, formalité administratives... ou tests : que l’on pense par exemple à Ampère, Chasles, ou à cet archétype du distrait représenté par le savant Cosinus.

D'autre part, les tests généralement pratiqués pour mesurer le QI ne tiennent pas compte de certains aspects du cerveau humain : culture générale, mémoire, psychologie... Les résultats permettent de calculer les capacités du cerveau confrontés à une expérience de réflexion le jour où cette expérience a été menée.

Un rôle pragmatique

Le quotient intellectuel constitue surtout un classement (d'adaptation à des types de raisonnements logiques, voire de cognition, prédéfinis) d’un individu par rapport à une population donnée, et ne renseigne QUE sur son écart par rapport à la norme. Il ne s'ensuit pas pour autant que cette information soit dénuée d'utilité (voir Effet Tetris).

La mesure du QI ne dépend-elle pas du contexte socio-culturel ?

  • Les résultats obtenus lors de la passation de tests culturels sont par définition influencés par ce type de facteurs. Des études ont montré que les résultats au QI des immigrants s’élevaient 5 ans après leur arrivée dans leur pays d’adoption.
  • Les résultats obtenus lors de la passation de tests réputés « aculturels » gardent des traces résiduelles d'influence par quelques facteurs culturels (facilité de lecture, par exemple). Certains psychologues utilisent les matrices progressives du Raven, test réputé « aculturel ». Celles-ci, qui consistent en une successions d’items purement visuels, ne font appel ni aux connaissances, ni au vocabulaire. Cela permettrait de tester le potentiel natif de chacun...

Effet Flynn

Dans les pays où le taux de scolarisation augmente, l'augmentation des performances n’a pas lieu où on croit : l'effet Flynn est le nom qu’on donne à l'accroissement lent et régulier du résultat moyen à des tests de type Q.I. que l'on observe depuis 100 ans dans les pays industrialisés. Ce sont les tests les plus liés aux matières scolaires qui connaissent les plus faibles progressions. L'accroissement de la scolarité, et le niveau scolaire, jouent dans l'augmentation des scores aux tests culturels.

Philippe Dumas défend l'idée que l'exposition intensive des tout jeunes aux objets des TIC (Technologie de l'Information et de la Communication) serait un facteur-clé de l'effet Flynn.

Inversion de l'effet Flynn ?

Une étude d'Aden et Shayer datée de 2005 et portant sur 25 000 enfants scolarisés en Grande-Bretagne suggère au contraire une inversion pure et simple de l'effet Flynn, et une régression de trois ans d'âge mental des élèves britanniques entre 1975 et 2005.

Facteurs divers

Pour Francis Heylighen, utiliser les appareils du quotidien, tels que les fours à micro-ondes (?) et les thermostats, exigerait un type plus "abstrait" de raisonnement. Une plus grande complexité de la vie (si cette complexité possède une logique au lieu d'être chaotique) est assurément susceptible de stimuler une plus grande complexité de l'esprit, là où une complexité chaotique peut le décourager : Socrate faisait cheminer ses élèves par petits pas, et obtenait ainsi des résultats plus réels qu'avec un simple bourrage de crâne.

L’utilisation croissante des ordinateurs dans l’éducation est-elle susceptible d’augmenter la connaissance générale, le raisonnement algorithmique et l’agilité intellectuelle ? Ce serait au détriment peut-être de formes plus spatiales d'intelligence (géométrie). La question reste en débat.

Limites Le test de QI ne mesure pas ni ne prétend mesurer :

    • l’ouverture d’esprit ;
    • la créativité (ou inventivité) ;
    • la capacité à dépasser un problème pour le placer dans une perspective plus générale.
Ces points jouent néanmoins un rôle important dans beaucoup de travaux intellectuels. D'autres tests existent pour ces détections spécifiques.
  • Il est en revanche très influencé par la motivation : les problèmes posés sont souvent fastidieux en raison de leur caractère répétitif et coupé dans une certaine mesure du réel. Le problème se complique du fait que l’intelligence répugne en général à la répétition. On se souvient d’Évariste Galois refusant de répondre à une question au motif qu’il la trouvait trop facile et inintéressante.
  • Il concerne des problèmes clos posés de façon explicite, ce qui ne correspond qu’à une partie limitée des questions où ce que nous nommons « intelligence » se montre utile. Il est fréquent que la vraie difficulté intellectuelle d’une tâche soit d’arriver à bien poser le problème plutôt que le résoudre une fois posé ; cette dernière tâche peut même dans certains cas être accomplie par une machine.
  • Étalonnage : Comment étalonner les extrêmes ? Il apparaît très difficile d’estimer le réel potentiel des personnes manifestant un QI très élevé (ou très bas, dans une moindre mesure). La principale raison réside bien entendu dans la faiblesse de l’échantillon disponible à ce niveau. Quand un enfant sur 3000 environ obtient un QI supérieur à 150 au WISC, il devient très difficile d’établir un nouveau test pour ceux-ci (il faudrait d’abord constituer un échantillon valable, ce qui est très délicat). Ainsi, les bêta-testeurs des tests réservés aux THQI (personnes à très haut QI) se sont-ils, en fait, auto-évalués; et en ce cas, qu'ont-ils mesuré vraiment ?
  • Si les tests de QI donnent des résultats qui ont une apparence de Loi normale (Courbe de Gauss), c'est parce que les tests sont étalonnés de façon à en donner une : on y trouve en effet quelques rares questions destinées à dépister très vite des sujets exceptionnellement retardés ou brillants, et l'immense majorité des questions ne sert qu'à départager plus finement les autres, qui sont aussi la majorité, entre eux.
  • Le QI n'est pas valide en tant que mesure de l'intelligence. Stricto sensu, il s'apparente plus à un indicateur qu'à une mesure, car justesse, précision et sensibilité en sont mal définis. Il chiffre simplement la facilité à utiliser certains modes de raisonnement, ce qui a certes une utilité en contexte scolaire.

Prendre en compte les dimensions multiples de l’intelligence pourrait représenter une voie pour l’établissement de futurs tests visant à l’orientation, alors que le QI s'intéresse essentiellement soit à un potentiel, soit au contraire à des difficultés prévisibles pour un futur cursus.

En d'autre termes, la question réside moins dans le fait de savoir quel nom donner à ce que le QI mesure que de savoir à quelles capacités de réalisation sa valeur est corrélée.

Anecdotes

Quelques avis

Bertrand Russell"M. Watson (voir behaviorisme) estime qu’il n’y a nul besoin de mesurer par des tests l’intelligence d’un homme, puisque selon la définition qu’il en donne cette intelligence est très précisément indiquée par son revenu. (Essais sceptiques).


Applications et précautionsLe QI doit être mesuré par un psychologue professionnel dans le cadre d'un examen psychologique qui comporte une réflexion et des analyses qui vont au-delà de simples chiffres. L'analyse clinique d'un test de Wechsler est un élément primordial, notamment pour apprécier les dysharmonies cognitives. On n'utilise pas ou rarement qu'un seul test comme celui du QI, on y adjoint d'autres tests qui, mis en concordance avec le QI, donnent une appréciation plus complète et globale de la personnalité de l'enfant, de l'adolescent ou de l'adulte. Bien utilisé et travaillé, c'est un instrument précieux. Hors contexte, il perd de sa pertinence et devient un banal test comme on en consulte particulièrement en été, dans les magazines lus pendant les vacances.


Dérives possibles Lorsque le QI est considéré comme mesure suprême de l'intelligence (et non comme la mesure de l'adaptation à des codes de raisonnements logiques prédéfinis, ce qu'il est réellement), son utilisation peut induire le classement des individus en « bons » et « inaptes », de façon plus ou moins nuancée et donc plus ou moins socialement acceptable.

Le QI a parfois été instrumenté pour étayer des propositions :

Le livre très controversé The Bell Curve, ressuscite les vieilles thèses du racisme scientifique, en soulignant une différence statistique d'« intelligence » entre Étatsuniens leucodermes et mélanodermes (blancs et noirs) en fonction de tests de QI. Selon cette étude (fondée sur des critères ethniques, admis aux États-Unis) les asiatiques seraient plus intelligents que les blancs, eux mêmes plus intelligents que les hispaniques ; les noirs étant les moins intelligents. L'ouvrage ne met toutefois pas l'accent sur les corrélations socio-culturelles comme variables explicatives. La plus évidente est qu'il s'agit, non d'ethnies (races ??) dispersées aux quatre coins du Globe, mais de citoyens américains traités différemment, nul ne le niera, selon justement leur phénotype et leur appartenance sociale. (Par exemple, le taux de mortalité à la naissance des enfants noirs américains est supérieur ou égal aux taux de mortalité rencontrés dans le Tiers-Monde, Tiers-Monde de n'importe quelle "race" !).



Article ajouté le 2008-02-27 , consulté 24 fois

Commentaires


barbara*Barbie le 10/03/2008 à 18:07:16
Plus ennuyeux que ca tu as ?
D'ailleurs ca se voit que c'est du copie colle de wikipedia !

Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Histoire de QI "

Retour aux articles

Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Blog illicite ? | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion

Créer un blog gratuit avec Blog4ever - Actu films

Recherche :

Design by Kulko et krek : kits graphiques