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  • Mis à jour le 04-05-2008


Construction des test de Q.I

Construction des tests
Graphique représentant la répartition théorique de la population par QI standard. Il présente les caractéristiques d'une courbe de Gauss.
Graphique représentant la répartition théorique de la population par QI standard. Il présente les caractéristiques d'une courbe de Gauss.

On distingue :

  • le QI Classique (ou « en âge mental »). C'est le rapport entre l'âge « mental » que donne le résultat du test sur l'âge réel, multiplié par 100. Ainsi un enfant de 10 ans montrant les mêmes résultats que la moyenne des enfants de 12 ans a « douze ans d'âge mental » et un QI de 120 = (12 / 10) ⅹ 100.
  • le QI par rang ou QI standard qui correspond au rang auquel se situe une personne relativement à une population représentée par une loi normale (Courbe de Gauss). Il ne s'agit pourtant que d'une approximation.

Les tests sont en effet étalonnés lors de leur conception pour que les résultats suivent une courbe à peu près en cloche, pour laquelle toutefois rien (hormis la question d'entropie maximale de la distribution ; voir inférence bayésienne) n'autorise à parler directement de courbe de Gauss.

En fait, si cette distribution était effectivement une courbe de Gauss, les sujets ayant un QI inférieur à 70 devraient représenter 2,5% de la population et les retards mentaux sévères (QI < 50) 0,23%. Les études épidémiologiques démontrent que les retards mentaux sévères ont en fait une prévalence supérieure à 0,3%. Ce phénomène est notamment dû à l'impact des retards mentaux d'origine génétique (retards mentaux liés au chromosome X).

L'étalonnage fixe par construction la Moyenne (ou Espérance), l'écart type et la distribution a priori associée à ces contraintes dans la méthodes bayésiennes (c'est-à-dire la seule n'introduisant pas d'information ajoutée) se trouve être la courbe de Gauss. C'est donc sur elle qu'on étalonne le test. Tous les tests fixent la moyenne à 100. L'écart-type est le plus souvent fixé à 15 (on parle alors de QI Standard), parfois à 16 ou à 24.

"La moyenne du QI standard est fixée à 100 pour des raisons historiques. L'ecart type à 15 est arbitraire mais il correspond à un Ecart probable de 10, ce qui veut dire qu'entre un QI de 90 et de 110 il y a 50% de la population. Pour les psychologues Américains "un individu sur deux est normal", donc entre 90 et 110 se situe la zone de normalité. Cela crée bien sûr la confusion avec le QI Classique, où, entre 90 et 110 se situe la normalité, mais dans le cas du QI Classique il s'agit de 10% d'avance ou de 10% de retard. Un QI classique de 90 à 110 et un QI standard de 90 à 110 ne signifient pas la même chose"(A. Christodoulou).

Le QI obtenu dépend bien évidemment du type de test utilisé : un QI de 115 dans un test par rang avec moyenne de 100 et écart type de 15 correspond à un QI de 124 dans un autre test par rang avec moyenne de 100 et écart type de 24. Par convention, quand aucune autre précision n’est apportée, le QI considéré est le QI Standard (M=100, SD=15). Attention cependant : tous ne respectent pas cette convention (voir Mensa).

A. Christodoulou, Docteur en Psychologie, Enseignant Universitaire de psychométrie, exprime l'Intelligence en Carats! Voir site www.psymerika.fr.st La note brute est transformée en note centrée réduite et puis en pourcentage par la Table de la Fonction de Répartition de la Loi Normale Réduite. Ce pourcentage multiplié par 24 carats fournit une note qui nous indique le rang du sujet. Exemple : Moyenne = 30 Ecart type = 8 Note obtenue = 35 T=(X-m)/sigma=(35-30)/8=+0,625 soit 74,22%*24=17,81 carats. Cette personne aurait eu un QI standard de 110 autrement dit classée 25e et en Carats elle a une valeur "or" de 75%. L'expression en carats nous fournit une idée immédiate du rang de la personne examinée.

Le test dépend d'une plus ou moins grande familiarité préalable avec les notions utilisées par le test ; c'est pourquoi il est bon lorsqu'on échoue à un test de le retenter quelques mois après. Comme pour le saut à la corde, l'entraînement permet de mieux approcher ses limites réelles, sans bien entendu permettre - par définition même de ce qu'est une limite - de les dépasser.

Dans la pratique, si le QI constitue un indicateur, un repère valable de quelque chose, il lui manque les trois caractéristiques qui définissent un instrument de mesure dans le monde scientifique :

  • chiffrage de la précision
  • chiffrage de la justesse
  • chiffrage de la sensibilité

Cela ne supprime pas pour autant l'intérêt de ce type de tests, mais rappelle qu'ils n'ont pas dans leur état actuel le caractère précis de la mesure d'une température ou d'une longueur.

Un instrument scientifique de mesure devra également donner un critère de "spécificité" de la mesure. Or le grand problème du QI est qu'il est culturellement orienté, donc les mesures sont biaisées au moins sur cet aspect là. Le critère de reproductibilité de la mesure du QI semble aussi être un point faible de cette mesure.



Article ajouté le 2008-02-27 , consulté 14 fois

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